De retour dans notre belle Savoie, Nicola s’est attelé à faire les finitions du camion et doit démonter la boite de vitesse. Nous avons dû déposer la boite de vitesse et pour la démonter ça passait à quelques centimètres près donc peu de place… et la boite fait 316 kilos… Celle-ci est repartie en réparation chez ETS Graffeuille qui nous l’a pris sous garantie malgré l’age de la boite (révisée il y a plus de 2 ans mais ils ont constaté qu’elle était presque neuve car peu de kilomètre). Un très grand merci a cette société. Bon, la panne était une défaillance d’un axe (neuf bien évidemment!!)

 

 

Enfin le départ pour la Belgique !

Faux départ… Après être parti de notre belle Savoie, pas de bol pour nous, 100 bornes de chez nous ET 1ère panne… On se retrouve au milieu de Bourg en Bresse (centre ville, sinon  c’est pas drôle!!) La pédale d’embrayage tout en bas. Bien évidemment avec une vitesse enclenchée…

Pourtant Nico avait tout prévu : changé l’embrayage, la butée, la fourchette de boite de vitesse l’émetteur et le récepteur d’embrayage, le flexible… Mais la panne est quand même survenue…

On regarde ou il y a un garage et par chance, il y a un garage Renault mais à 4 km et c’est le plus proche… Bon, je vous passe la galère de faire 4 km en 2ème ; autant dire que l’on aurait pu y aller en marchant et on serait arrivé plus vite!!!

On arrive et il est 18 heures au garage  : les mécanos sont loin mais le responsable d’atelier nous dit de revenir demain et il verra pour nous passer entre deux clients. Bon, quand la chance nous quitte elle nous quitte !

Une nuit après avoir dormi devant le garage, il nous trouve une place très tôt le matin. Le mécano regarde et !!!!!! pas de verdict , juste un « bhin, je vois pas ce qui cloche ». Résultat, mécanos après mécanos donnent leurs opinons et le résultat fut : « j’ai jamais eu le cas ! ». Trois heures passent et après pas mal de coût de téléphone, de questionnement, le résultat tombe : problème de réglage ou de purge.

Ils ont trouvé un vieux mécano qui se rappelait bien de ce type de boite. Il donne le régalage et « hop » sa passe mais c’est pas top donc on purge 1 fois et une seconde fois et tant que l’on y est, une petite 3ème, pour être sûr, et d’après Nico « c’est de la balle, ça na jamais aussi bien marché »

Pour nous c’est un « Ouf » de soulagement, on peut reprendre la route et être a l’heure à Anvers. Merci encore à toute l’équipe de Renault Bernard Truck de Bourg en Bresse 😉

 

 

Le reste du trajet se passe plus que bien ! on finit même par faire un arrêt dans un camping et par chance, il y a une soirée avec un joli feux d’artifice et une brocante le lendemain matin dans le camping et avant midi, nous avons pu écouter un orchestre, bref, un bon moment dans un camping du Nord !!

On arrive chez le mandataire et on s’attendait à se faire fouiller le véhicule par les douane et par le service d’hygiène, (nous avons un peu tout lu sur les forums !) et pour nous rien… Une pesée, deux papiers à remplir et on te dit de te garer et de partir en laissant bien entendu les clef sur le contact.

Nous vous avouons que nous n’avons pas fait les fiers en 5 minutes nous leur avons donné notre maison et avec notre accord !

 

 

Ce qui rassure c’est que nous ne sommes pas les seuls !! Et ils sont de chez nous aussi, c’est la famille « PIRATES DE LA VALSERINE » (voir page Facebook)

 

Jour J

Bien évidemment, nous ne sommes pas prêts et pourtant nous avons anticipé. Non non non, nous ne sommes jamais prêt à partir. Il reste toujours des papiers, un dernier verre avec des amis, faire une dernière fondue, passer voir des amis sur la route et pleins d’autres choses mais bon, c’est le moment de prendre l’avion !!

Juste pour rire… on arrive 45 minutes en avance : enregistrement des bagages, c’est bon, ça passe sur poids de la valise, les douanes ça passe. On embarque jusque là tout va pour le mieux et fermeture des portes… Au bout de 15 minutes d’inaction, on nous annonce que l’avion a percuté un gros oiseau à l’atterrissage et il faut l’accord de la société Boeing pour nous laisser repartir…. Trois heures plus tard : YES on est parti !!

Arrivé a Montréal, passage à l’immigration, deux heures à attendre notre tour… On les bouscule un peu en leur disant que nous avons une correspondance et « hop », 3 minutes après c’est notre tour !

 

 

Nous embarquons enfin pour Halifax : fermeture des portes du petit bombardier et ça continue !!! On nous explique que «nous allons partir et voir si nous pouvons atterrir à Halifax mais ce n’est pas sûr car il y a énormément de vent en ce moment et qu’il se peut que l’on ne puisse pas atterrir à Halifax et faire demi tour (non non, ce n’ai pas une blague!) Le vol a été très mouvementé (mais Nico ne pourra pas vous le confirmer car il dormait!), il y a eu pas mal de trou d’air, de la pluie, des bourrasque de vent… Bref, l’essentiel, c’est que nous n’avons pas fait demi-tour !!!

 

 

Nous sommes arrivés à l’hôtel Hilton et bien entendu, vous allez encore rire : il était en travaux à tous les étages mais bon nous avons très bien dormis et très bien mangé (nous n’avons pas  entendu le bruit des perceuses lol).

Le lendemain matin, nous partons pour le parcours du papier : on passe chez le transitaire qui est à 25 km d’Halifax et on passe ensuite auprès des douanes qui est à 45 km et « hop », on descent au port pour récupérer le camion et on arrive à 11h45… Le charmant gardien nous dit avec un pseudo «Anglo-Fançais» : «  faut revenir a 13 H, 13H30, c’est la pause ».

Bon, on voit notre camion à travers le grillage au loin mais il va falloir attendre, pas le choix ! (pour info le taxi pour faire tout cela coûte 85 euros, ça change des prix de la France car il nous a attendu à chaque fois et c’est plutôt sympa de sa part – surtout ne pas oublier les « Tips-les pourboires » à ajouter à la note!)

Enfin nous sortons du port et bonne nouvelle, le camion est au top! Pas fouillé, il nous manque rien ! On fait le plein de gazole et d’eau et c’est parti !!

La suite au prochain épisode ….